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À propos du deuil et du soutien

Le deuil est notre moyen naturel et normal de répondre à un décès

Il est « humain » d’être en deuil. Dès notre enfance, nous traversons des deuils encore et encore. Le deuil se déclenche dès que nous subissons une perte. Le décès d’un animal de compagnie, la perte d’un emploi, la fin d’une relation, un divorce, un déménagement qui nous éloigne de notre voisinage peut être vécu comme un deuil. Former des liens et s’attacher aux autres c’est être humain. Quand cela prend fin, nous vivons un deuil. C’est ce que nous faisons. C’est en partie parce que nous pouvons aimer que nous puissions vivre un deuil.

Le deuil est personnel

La façon de vivre un deuil est particulière à chacun. Comment un deuil nous touche dépend de plusieurs facteurs : notre âge, notre lien avec la personne décédée, notre réseau d’entraide, notre personnalité, nos croyances, notre environnement familial, la nature du décès, le fait d’avoir eu d’autres deuils récents ou des décès non résolus, etc. Les membres d’une même famille peuvent vivre le deuil d’un des leurs de façons significativement différentes. Nous devons respecter ces différences et ne pas présumer comprendre comment se sent un autre membre de la famille.

Le deuil est répétitif

La réalité de notre deuil et la signification de vivre sans la personne décédée prennent un certain temps à intégrer. Nous n’allons pas nécessairement mieux avec chaque jour qui passe. Le deuil est un processus composé de hauts et de bas, de bons et de mauvais jours. Il y a des « déclencheurs » qui produisent des résurgences du deuil que nous croyons terminés. Savoir que le deuil est répétitif peut nous aider à être plus patients avec nous-mêmes dans la guérison. Avoir un ami qui sait cela peut aussi nous aider.

Vivre le deuil permet l’acceptation

Nous n’acceptons pas lorsque nous réprimons notre deuil et essayons (ou prétendons) d’être forts. Il est vrai que nous ne pouvons pas et ne devons pas vivre notre deuil à temps plein. Il y a des moments où nous avons besoin de nos proches et d’activités à faire afin d’avoir un répit de notre deuil. Mais les activités et les amis ne nous guérissent pas eux-mêmes. Même le temps ne nous guérit pas. Le temps permet seulement la guérison. C’est nous qui guérissons et cette guérison provient principalement de l’intérieur. Le chemin qui mène à l’acceptation passe par notre deuil, et non par son contournement. Vivre notre deuil permet la guérison ou l’acceptation.

Ken Westereng (B.A., M. Div.)